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Les produits de luxes : l’opium du peuple?

Pyramide de Maslow n’a qu’a bien se tenir.

Selon Maslow, l’humanoïde standard cherche d’abord à satisfaire chaque besoin d’un niveau donné avant de penser aux besoins situés au niveau immédiatement supérieur de la pyramide. Par exemple, nous recherchons à satisfaire les besoins physiologiques (manger) avant les besoins de sécurité (acheter une alarme pour la maison).

La pyramide de Maslow « normale ».


I/La Pyramide de Strategicalblog :

Sauf qu’en 2012, de plus de plus de catégories socioprofessionnelles moyennes, achètent des produits de luxe, largement au dessus de leur moyen.
Ces personnes vont donc se priver (pas de manger, mais d’acheter un truc utile, par exemple : un dictionnaire et un Bescherelle) pour dépenser des sommes incongrues dans un article de luxe.

Ceci dans le but au choix, de : frimer ou s’acheter une idée de bonheur, rendre sa vie plus glamour, quémander une reconnaissance sociale impossible à obtenir autrement.

La pyramide ‘Strategical’ du kéké.


* Et là, je vois déjà les commentaires « Oui, bin, c’est leur argent, ils font ce qu’ils veulent ». Auxquels je répondrai : « Oui, bin, c’est mon blog, j’écris ce que je veux. »*

Le but étant de démontrer comment les marques réussissent à s’imposer, en dépit de produits peu fiables.

II/ Les comportements des con-sommateurs :

Définition: Besoins, sentiments de manque éprouvé à l’égard d’un produit (ça fait un peu drogué, là), désirs (plus précis et matérialisé sous forme d’un produit), motivation (qui nous pousse à choisir une marque plutôt qu’une autre), attitudes (jeunisme, croyance, culte grotesque voué à Apple, etc) – provoqués en grande partie par le matraquage de publicités aux modes débiles.

Le kéké dans son milieu -presque naturel. Une espèce à l’égo hypertrophié, se multipliant très rapidement.


III/Les Techniques :

Après la manipulation des sens, nous allons voir comment les marques utilisent trois leviers à leurs avantages.

Selon Gregory Bateson : plus un apprentissage a été difficile, malaisé, douloureux ou même humiliant, moins l’individu est prêt à remettre en cause la valeur de ce qui lui a été enseigné. Cela signifierait en effet qu’il a investi et souffert pour rien.
Les exemples sont légion, surtout en informatique : attachement presque maladif affectif à un fabriquant de matériel informatique, logiciels, baladeurs numériques, smartphones et tablettes tactiles, en dépit de leurs défauts manifestes et/ou aucune réelle innovation par rapport au modèle précédent.

Lorsque les circonstances amènent une personne à agir en désaccord avec ses croyances, la dissonance cognitive entraîne chez l’individu un état de malaise, une tension psychologique désagréable. L’individu met donc en place une « stratégie » permettant de réduire cette tension.

Les marques en ont rêvé; vous l’avez fait.


Dissonance cognitive : « C’est cher, c’est moche, c’est inutile, mais bon c’est Apple® ! ». Vous noterez la « validité » de l’argument.

Vous pensez que j’exagère ? Voilà pourtant un avis trouvé au hasard sur un blog Beauté :
« Certes, le prix est élevé, certains accessoires ne sont selon moi pas utiles, mais (les produits) sont nettement à la hauteur, voir carrément géniaux ! Si je devais donner une note, je dirais 15/20, mais vraiment parce qu’il faut avouer que le packaging est terrible ! »

Ca en fait des contradictions en seulement quelques lignes! Donc, les articles achetés sont perçus comme géniaux grâce au packaging ! Tsss, quand je vous dis que l’image de marque, vous fait faire n’importe quoi.

Pour moi cet avis équivaut à : « J’aime tellement cette marque, qu’elle pourrait me vendre de la morve en pot, je me jeterais quand même dessus! ». Il faut être honnête avec soi-même.

L’effet Halo de Asch : Mettre une étiquette luxe sur des produits médiocres.

L’effet Halo de Asch démontre qu’en mettant une étiquette haut de gamme sur un vin (ou autre produit) médiocre, les con-sommateurs lui trouveront un meilleur goût (et vice et versa : en mettant une étiquette bas de gamme sur un vin réputé).

Là où l’effet Halo de Asch prend toute son ampleur c’est avec de … L’eau !

Bling H2O. Slogan: ‘Welcome to the life’.
Allez, on sait tous que c’est de l’eau du robinet !


Ainsi une personne buvant de l’eau (pardon : de l’H2O) Bling à 42$ la bouteille, trouvera que l’eau (pardon : de l’H2O) à un goût fabuleux…

Et puis vous êtes forcément intelligent, car vous utilisez la formule chimique de l’eau (que vous auriez été infoutu de citer, deux secondes auparavant)- en plus d’être élégants, bien entendu.
J’attends avec impatience la suite avec la bouteille H2O2.

Ajouté à cet habile, mais ridicule marketing, un cobranding avec Swarovski pour le design des bouteilles. Je ne mentionnerai pas le « joli goût » (Pretty Taste) comme argument à la vente.

L’Effet Mouton : suivre le troupeau ! Je n’ai pas besoin developper, à ce sujet je vous conseille de vous renseigner sur l’effet Milgram et le rôle de l’obéissance dans la société.
Avec le conformisme, l’individu est persuadé que ses motivations lui sont propres et qu’il n’imite pas le comportement du groupe.

L’argent n’achète pas le bonheur, mais peut acheter des Chamallow – ce qui est à peu près la même chose.
…J’avoue.

L’astuce de l’acheteur 2.0:

Pour les plus malin/es (et fauché/es) se reportent sur les dupes – copies légales et moins chères, permettent de s’offrir un produit exactement identique, la marque et le packaging en moins.
C’est notamment le cas pour les cosmétiques où les produits sont fabriqués dans les mêmes laboratoires où seul l’emballage est différent (voir les marques low-cost dans les cosmétiques et les composants).

Certaines entreprises ont leur propre marque low-cost, comme Philips avec Radiola, les produits sont les mêmes…moins chers ! Sans parler des marques tentaculaires (l’extension de marque).

Pour résumer; plus on est heureux, moins on achète?

Business Cours 4: Marketing, la connaissance d’un marché

1) Définition

Le marketing, aussi appelé « Mercatique » : est l’ensemble des actions qui ont pour objectif de prévoir ou de constater, et le cas échéant, de stimuler, susciter ou renouveler les besoins du consommateur, en telle catégorie de produits ou de services, et de réaliser l’adaptation continue de l’appareil productif et de l’appareil commercial d’une entreprise aux besoins ainsi déterminés.

Super Affaire!

Ensemble des méthodes et outils dont dispose une organisation en vue :

• D’agir et d’adapter l’offre au marché.
• Promouvoir dans les publics auxquels elle s’intéresse, des comportements favorables à la réalisation de ces propres objectifs (=vous faire acheter, quoi).
La démarche marketing : comprendre, cibler, créer, promouvoir, vous faire acheter. C’est un processus en perpétuelle actualisation.

Marketing Stratégique : Etudes de marchés > comprendre = Choix d’un positionnement
Marketing Opérationnel : Offre Produit/Prix = Promouvoir (Pub, promotion, distribution)

Exemples de stratégie de marketing.

• Le marché de l’écriture avec BIC
Gamme large. Bic spécialiste des stylos plastiques jetables. Distribution de masse, communication minimum, prix minimum, produit basique.
• Le marché de l’écriture avec Mont Blanc
Style noble, gamme très étendue. Distribution élitiste, produit de luxe.

2) Evolution du marketing

Ondistingue trois périodes clefs : O=offre D=demande

1) Marketing des biens de grande consommation et semi-durables.
2) Marketing des services.
3) Marketing industriel.
4) Marketing pour les organisations à but non lucratif

Début 2000, les marchés sont saturés, il y a une croissance ralentie, une concurrence exagérée, marges laminées, une surenchère aux innovations, et des clients plus volatils.

Les tendances sont les suivantes :
Praticité, facilité, confort, gain de temps, sens, convivialité, éthique, modernisme, tradition variété et exotisme. (Marketing sensoriel).

3) Le consumérisme

« C’est un mouvement organisé de particuliers et de responsables des pouvoirs publics concernés par la défense des droits de l’acheteur face à ceux du vendeur. »
Il consiste à protéger le consommateur des abus par rapport aux produits, au prix, à la vente, la publicité, la vie privée.

L'anti-consumérisme.


Les organismes consuméristes :

• Au niveau international (BEUC, IOCU…)
• Au niveau national (UFC, INC, OGERCO, FF, AFOC
• Au niveau régional (UROC, CDC)
• Au niveau local (BP5000)
• DGCCRF- maintenant LOLF (Un truc sérieux comme son nom ne l’indique pas…).

Mission des mouvements consumérismes : Elargir les droits des consommateurs

• Droit à l’information.
• Droit à la formation.
• Droit à la santé et à la sécurité.
• Droit à l’égalité dans la conclusion des contrats et à la loyauté des transactions.
• Droit de se défendre et d’accéder librement à la justice.

Conséquences :

• Consommateurs mieux informés.
• Lois adaptées.
• Contrats corrigés.
• Moins de pratiques marketing sauvages (en théorie).
• Des responsables d’entreprises plus à l’écoute (en théorie).

Attention! Grâce à ce blog, les consommateurs deviennent de plus en plus difficiles à duper!

Quelques dates clefs

• >3000 ans avant J.C. : Commerce maritime en Crète.
• >2000 ans avant J.C. : Monnaie scripturale et fiduciaire à Babylone.
• >V° siècle avant J.C. : Généralisation monnaie métallique en Grèce.
• >IX° siècle après J.C : Le royaume des Francs, Pépin le Bref (741-768) et son fils Charlemagne (768-814) reprennent le contrôle de l’activité monétaire.
• >XII° siècle : négociants et sédentarisation des marchands boutiquiers.
• >XV° siècle : le commerce devient mondial.
• >XVII° siècle : essor du commerce en France.
• >XVIII° siècle : premières vitrines et création de la majorité des chambres de commerce.
• 1852 : premier grand magasin en occident.
• 1879 : premier magasin populaire.
• 1916 : invention du libre service aux USA.
• 1929 : invention du supermarché aux USA.
• 1948 : premier libre service en France.
• 1963 : invention de l’hypermarché en France.
• 1970/80 : développement des centres commerciaux.
• 2010 : développement du marketing sensoriel et neuro-marketing.

Lancer son entreprise – Business Strategy

En parcourant le net, je vois souvent sur des forums, des personnes qui veulent lancer leur entreprise et qui demandent des conseils. Quand je lis que, dès le choix de la structure juridique de la société, des problèmes se posent, je me dis qu’il faut vraiment éclaircir quelques points.

Tout à fait.

En cherchant sur le net, certains sites on peut lire des exhortations à la con du type: « lancez-vous », « osez », «attendez le bon moment, « vous allez être riche ! » et « lâchez les freins, appuyez à fond » (Ahem, lol).

* Pfiuuuuu! C’est fou comme ça doit aider..!*

Je pense qu’avant tout, il faut avoir un minimum de connaissance stratégiques, juridique, marketing et managériale, pour ce faire.
Je vais donc faire des résumés des cours de Business School pour ceux qui veulent se lancer et/ou pour les étudiants qui veulent réviser.

Liens
(Dans la catégorie Univ, sous-catégorie Cours)

Business Cours 1: Les sociétés Part1 + Lexique
Business Cours 1: Les sociétés Part2
Business Cours 2: Le Statut de Commerçant
Business Cours 3: Introduction au Droit
Business Cours 4: Marketing, la connaissance d’un marché


En attendant, une petite récapitulation des termes Marketing, à laquelle j’apporte ma contribution.

Lexiques des termes marketing: Ici et !

1. Tu es à une soirée et tu vois une fille très attirante. Tu t’arranges pour savoir si la belle est célibataire: ça c’est l’étude de marché.

2. Tu es à une soirée et tu vois une fille très attirante. Tu t’arranges pour savoir si tu es son genre: ça c’est la veille stratégique.

3: Tu es à une soirée et tu vois une fille très attirante. Tu t’approches d’elle et tu lui dis : « Je suis un très bon coup ». Ca c’est du Marketing Direct.

4: Tu es à une soirée avec un groupe de copains et vous voyez une fille très attirante. Un de tes amis s’approche d’elle et lui dit : « Tu vois ce garçon là bas, c’est un très bon coup ». Ca c’est de la Publicité.

5: Tu es à une soirée et tu vois une fille très attirante. Tu lui demandes son numéro de téléphone. Le lendemain, tu l’appelles et tu lui dis: « Je suis un très bon coup ». Ca c’est du Télémarketing.

6: Tu es à une soirée et tu vois une fille très attirante. Tu lui demandes son Email. Le lendemain, tu lui envoie un mail et tu lui dis: « Je suis un très bon coup ». Ca c’est du E-Business.

7: Tu es à une soirée et tu vois une fille très attirante. Tu la reconnais. Tu t’approches d’elle, tu lui rafraîchis la mémoire et tu lui dis: « Tu te souviens que je suis un très bon coup ? ». Ca c’est du Customer Relationship Management (Gestion de la relation client).

8: Tu es à une soirée et tu vois une fille très attirante. Tu te lèves, tu arranges un peu tes vêtements, tu t’approches d’elle et tu lui sers un verre. Tu lui ouvres la porte lorsqu’elle part, tu ramasses son sac lorsqu’il tombe et tu lui dis : « Je suis un très bon coup ». Ca c’est du PR (Public Relation = Relations Publiques).

9: Tu es à une soirée et tu vois une fille très attirante. Tu te lèves, tu t’approches d’elle, en faisant l’intéressant pour éveiller sa curiosité et/ou le mystérieux afin de capter son attention permettant ainsi une meilleure mémorisation de ton baratin, et tu lui dis : « Je suis un très bon coup ». Ca c’est le Teasing.

10: Tu es à une soirée et tu vois une fille très attirante. Elle s’approche de toi et te dit: « J’ai entendu dire que tu es un très bon coup ». Ca c’est du Branding, le pouvoir de la marque !

11: Tu es à une soirée et tu vois une fille très attirante. Tu remarques que d’autres gars sont sur le coup. Ca, c’est le marché de la concurrence.

12: Tu es à une soirée et tu vois une jolie fille. Tu la reluques avec des amis, tu fais des réflexions pas très fines, tu te bourres la gueule, tu ne fais rien du tout et tu rentres bredouille. Ca, c’est la réalité du marché.