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Barcelone – Jour 3

Barcelone – dernier jour.
Voir Barcelone Jour 1.
Voir Barcelone Jour 2.


Conseils pratiques :

Evitez les restaurants sur les Ramblas et Avenida Gaudi (chers pour ce que c’est), pensez à consulter les avis sur des sites comme Trip Advisor, si vous avez un smartphone.
Evitez de vous baigner à la Barceloneta (la plage est très sale et il y trop de vendeurs ambulants, gens louches, etc).

+ à voir:
Le parc Guell, le Tibidabo, le Zoo de Barcelone, etc




NB: Merci de ne PAS utiliser mes photos sans autorisation.

Barcelone – Jour 1

J’ai passé les fêtes de fin d’année à Barcelone où il faisait entre 18 et 20°C au soleil. J’adore cette ville. Il y a toujours plein d’endroits à visiter.

NB: Merci de ne PAS utiliser mes photos sans autorisation.

Photos de Caravelles.

Plaça Reial – en passant par les Ramblas.
NB: Faites attention aux pickpockets sur les Ramblas.

Puerto de Barcelona devant le Maremagnum et à coté de la statue de Christophe Colomb.

Paseo de Gracia

Voir Barcelone Jour 2.
Voir Barcelone Jour 3.

Les produits de luxes : l’opium du peuple?

Pyramide de Maslow n’a qu’a bien se tenir.

Selon Maslow, l’humanoïde standard cherche d’abord à satisfaire chaque besoin d’un niveau donné avant de penser aux besoins situés au niveau immédiatement supérieur de la pyramide. Par exemple, nous recherchons à satisfaire les besoins physiologiques (manger) avant les besoins de sécurité (acheter une alarme pour la maison).

La pyramide de Maslow « normale ».


I/La Pyramide de Strategicalblog :

Sauf qu’en 2012, de plus de plus de catégories socioprofessionnelles moyennes, achètent des produits de luxe, largement au dessus de leur moyen.
Ces personnes vont donc se priver (pas de manger, mais d’acheter un truc utile, par exemple : un dictionnaire et un Bescherelle) pour dépenser des sommes incongrues dans un article de luxe.

Ceci dans le but au choix, de : frimer ou s’acheter une idée de bonheur, rendre sa vie plus glamour, quémander une reconnaissance sociale impossible à obtenir autrement.

La pyramide ‘Strategical’ du kéké.


* Et là, je vois déjà les commentaires « Oui, bin, c’est leur argent, ils font ce qu’ils veulent ». Auxquels je répondrai : « Oui, bin, c’est mon blog, j’écris ce que je veux. »*

Le but étant de démontrer comment les marques réussissent à s’imposer, en dépit de produits peu fiables.

II/ Les comportements des con-sommateurs :

Définition: Besoins, sentiments de manque éprouvé à l’égard d’un produit (ça fait un peu drogué, là), désirs (plus précis et matérialisé sous forme d’un produit), motivation (qui nous pousse à choisir une marque plutôt qu’une autre), attitudes (jeunisme, croyance, culte grotesque voué à Apple, etc) – provoqués en grande partie par le matraquage de publicités aux modes débiles.

Le kéké dans son milieu -presque naturel. Une espèce à l’égo hypertrophié, se multipliant très rapidement.


III/Les Techniques :

Après la manipulation des sens, nous allons voir comment les marques utilisent trois leviers à leurs avantages.

Selon Gregory Bateson : plus un apprentissage a été difficile, malaisé, douloureux ou même humiliant, moins l’individu est prêt à remettre en cause la valeur de ce qui lui a été enseigné. Cela signifierait en effet qu’il a investi et souffert pour rien.
Les exemples sont légion, surtout en informatique : attachement presque maladif affectif à un fabriquant de matériel informatique, logiciels, baladeurs numériques, smartphones et tablettes tactiles, en dépit de leurs défauts manifestes et/ou aucune réelle innovation par rapport au modèle précédent.

Lorsque les circonstances amènent une personne à agir en désaccord avec ses croyances, la dissonance cognitive entraîne chez l’individu un état de malaise, une tension psychologique désagréable. L’individu met donc en place une « stratégie » permettant de réduire cette tension.

Les marques en ont rêvé; vous l’avez fait.


Dissonance cognitive : « C’est cher, c’est moche, c’est inutile, mais bon c’est Apple® ! ». Vous noterez la « validité » de l’argument.

Vous pensez que j’exagère ? Voilà pourtant un avis trouvé au hasard sur un blog Beauté :
« Certes, le prix est élevé, certains accessoires ne sont selon moi pas utiles, mais (les produits) sont nettement à la hauteur, voir carrément géniaux ! Si je devais donner une note, je dirais 15/20, mais vraiment parce qu’il faut avouer que le packaging est terrible ! »

Ca en fait des contradictions en seulement quelques lignes! Donc, les articles achetés sont perçus comme géniaux grâce au packaging ! Tsss, quand je vous dis que l’image de marque, vous fait faire n’importe quoi.

Pour moi cet avis équivaut à : « J’aime tellement cette marque, qu’elle pourrait me vendre de la morve en pot, je me jeterais quand même dessus! ». Il faut être honnête avec soi-même.

L’effet Halo de Asch : Mettre une étiquette luxe sur des produits médiocres.

L’effet Halo de Asch démontre qu’en mettant une étiquette haut de gamme sur un vin (ou autre produit) médiocre, les con-sommateurs lui trouveront un meilleur goût (et vice et versa : en mettant une étiquette bas de gamme sur un vin réputé).

Là où l’effet Halo de Asch prend toute son ampleur c’est avec de … L’eau !

Bling H2O. Slogan: ‘Welcome to the life’.
Allez, on sait tous que c’est de l’eau du robinet !


Ainsi une personne buvant de l’eau (pardon : de l’H2O) Bling à 42$ la bouteille, trouvera que l’eau (pardon : de l’H2O) à un goût fabuleux…

Et puis vous êtes forcément intelligent, car vous utilisez la formule chimique de l’eau (que vous auriez été infoutu de citer, deux secondes auparavant)- en plus d’être élégants, bien entendu.
J’attends avec impatience la suite avec la bouteille H2O2.

Ajouté à cet habile, mais ridicule marketing, un cobranding avec Swarovski pour le design des bouteilles. Je ne mentionnerai pas le « joli goût » (Pretty Taste) comme argument à la vente.

L’Effet Mouton : suivre le troupeau ! Je n’ai pas besoin developper, à ce sujet je vous conseille de vous renseigner sur l’effet Milgram et le rôle de l’obéissance dans la société.
Avec le conformisme, l’individu est persuadé que ses motivations lui sont propres et qu’il n’imite pas le comportement du groupe.

L’argent n’achète pas le bonheur, mais peut acheter des Chamallow – ce qui est à peu près la même chose.
…J’avoue.

L’astuce de l’acheteur 2.0:

Pour les plus malin/es (et fauché/es) se reportent sur les dupes – copies légales et moins chères, permettent de s’offrir un produit exactement identique, la marque et le packaging en moins.
C’est notamment le cas pour les cosmétiques où les produits sont fabriqués dans les mêmes laboratoires où seul l’emballage est différent (voir les marques low-cost dans les cosmétiques et les composants).

Certaines entreprises ont leur propre marque low-cost, comme Philips avec Radiola, les produits sont les mêmes…moins chers ! Sans parler des marques tentaculaires (l’extension de marque).

Pour résumer; plus on est heureux, moins on achète?